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Le Président de la Guinée Conakry au MarocRabat, 05/09/10 - Le Président de la Guinée Conakry, M. Sékouba Konaté, est arrivé à Rabat pour une visite privée au Maroc.
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Le père de Mostafa Ould Salma appelle les organisations internationales de défense des droits de l'Homme à intervenir pour garantir la sécurité de son filsLaâyoune, 05/09/10 - M. Salma Ould Sidi Mouloud a appelé les organisations internationales de défense des droits de l'Homme à intervenir pour garantir la sécurité de son fils, Mostafa Ould...
L’élargissement des libertés, première mesure du règne de Mohammed VI

Dans le cas du Maroc, le rapport du pouvoir avec la presse a connu des évolutions notables, malgré quelques cas où l’on pourrait regretter que la justice aie été quelque peu sévère. Néanmoins, en dix ans, les arrestations de journalistes sont devenues exceptionnelles, ces dernières se comptant sur les doigts d’une seule main. Ainsi, selon Reporters Sans Frontières, ONG que l’on ne peut accuser d’aucune complaisance à l’égard du royaume Chérifien : « Il est indéniable que les conditions de travail des journalistes marocains se sont améliorées au cours des dix dernières années car les « lignes rouges », si elles existent toujours, ont reculé, grâce à la ténacité de la presse indépendante et à une volonté d’assouplissement de Mohammed VI ». Toujours selon l’ONG : « les journalistes marocains peuvent aborder aujourd’hui avec une certaine audace des thèmes totalement tabous il y a dix ans, comme le roi et la monarchie, le gouvernement, l’islam, la sexualité, le Sahara occidental… Il faut également saluer, aujourd’hui, l’absence de journaliste emprisonné pour « délit de presse », même s’il reste toujours de nombreux détenus d’opinion. »
Au niveau de l’expression de la contestation, la critique est devenue un exercice démocratique normal, et les manifestations récurrentes des « diplômés chômeurs » n’émeuvent plus le passant marocain, désormais habitué aux manifestations, et comprenant leur nécessité pour la vitalité démocratique.
Le paysage audiovisuel marocain (PAM), a également connu également de changements très importants avec la création en 2002 d’une instance de régulation et de contrôle, la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA), chargée de libéraliser le secteur et de procéder à la suppression du monopole de l’Etat. En 2005, une loi relative à la communication audiovisuelle vient compléter le dispositif et mettre à niveau l’instrument réglementaire. Ainsi, le front de libéralisation et de renouveau s’est incontestablement incarné en la nouvelle génération de radios, qui ont très rapidement trouvé leur place dans le paysage radiophonique marocain.
Cette évolution est très positive dans la mesure où les nouvelles radios ont permis d’agrandir l’agora publique en donnant au citoyen la parole sur des sujets aussi divers que la culture, la politique, l’économie ou les identités.
Bien entendu, le tableau des réformes dans le secteur des libertés serait incomplet si l’on n’évoque pas la création de L’institut Royal de la Culture Amazigh (IRCAM), annoncée lors d’un discours royal prononcé à Ajdir en Octobre 2001. Lors de ce discours, le souverain affirme que « La promotion de l'amazighe est une responsabilité nationale, car aucune culture nationale ne peut renier ses racines historiques. Elle se doit, en outre, de s'ouvrir et de récuser tout cloisonnement, afin qu'elle puisse réaliser le développement indispensable à la pérennité et au progrès de toute civilisation. Ainsi, en s'acquittant de ses missions de sauvegarde, de promotion et de renforcement de la place de la culture amazighe dans l'espace éducatif, socioculturel et médiatique national, l'Institut Royal de la culture amazighe lui donnera une nouvelle impulsion en tant que richesse nationale et source de fierté pour tous les Marocains. »
En reconnaissant les identités multiples du Maroc, qui s’incarnent avec force en la personne du Souverain, Mohammed VI accomplit le rêve de nombreux militants de la cause amazighe : leur donner une instance dédiée chargée de veiller au respect des identités, tout en respectant la cohésion nationale.

