
INDH, consolidation de la croissance de l’économie, voyage du Roi à Alger, l’horizon du pays s’éclaircit nettement début 2005. Le royaume Chérifien célèbre dignement le 50ième anniversaire de l’Indépendance en présence de nombreux chefs d’Etats et de gouvernements étrangers.L’initiative nationale pour le développement humain est lancée en mai 2005 par S.M Mohamed VI et constitue la pierre angulaire de la stratégie royale pour lutter contre les exclusions et atténuer les poches de pauvreté. Le Souverain y tient et le montre : plus de 70 000 kilomètres en avion par an au Maroc, 16 000 projets engagés dans les infrastructures de base, dispensaires, centres de formations, logements pour étudiants, points de réinsertion pour les personnes incarcérées. L’initiative est à al mesure des attentes sociales énormes des marocains, qui veulent que les fruits de la croissance économique soient mieux partagés. En effet, l’INDH a près de 5 millions de bénéficiaires pour plus de 3 milliards de dirhams engagés
ainsi 11000 personnes mobilisées pour encadrer cette initiative. L’institution royale est intervenue à un moment clé pour affirmer la prééminence de la mise à niveau sociale, et la nécessité absolue que le développement accompagne la croissance.Au niveau régional et International, la visite de Sa Majesté Mohammed VI à Alger, en marge du sommet arabe prend de court les algériens comme les marocains. L’acte n’est pas sans effet, contribuant à détendre les échanges politiques de la rencontre. Un geste apparemment anodin –une escapade informelle dans les rues d’Alger – surprendra la presse algérienne qui y voit un geste politique d’envergure, le Souverain Marocain affirmant ainsi la confiance qu’il a en ses hôtes, malgré la rivalité historique entre les deux pays.
Au niveau social, le Souverain, lors du discours du trône, annonce la réforme du code de nationalité permettant désormais aux marocaines de transmettre la nationalité marocaine à leurs enfants.
Sur le front de l’économie, l’embellie se poursuit et le Souverain affirme sa politique des grands projets où la vision globale et l’approche intégrée sont des constantes. Les décideurs marocains mesurent l’importance de l’introduction en bourse une année auparavant, à Casablanca et à Paris, de Maroc Télécom. L’opérateur marocain, devient un acteur régional majeur, une véritable success-story marocaine.

Par ailleurs, certains indicateurs sont de plus en plus rassurant, comme l’augmentation des investissements extérieurs et la bonne maitrise de l’inflation, même si le chômage reste important - malgré sa baisse relative - et la faible productivité, sont des freins à un véritable décollage. La stratégie économique s’affirme à l’international : accord de libre échange avec les Etats-Unis, ouverture vers les marchés sud-américains, russes, et consolidation des liens avec l’Union européenne. Point d’orgue de cette vision, la mémorable visite royale au Japon au cours de laquelle le SM Roi Mohammed VI rappelle dans son allocution officielle les liens d’amitiés entre les deux pays et surtout engage les milieux d’affaires marocains et japonais à renforcer cette relation entre les deux pays. En véritable porte parole de l’Afrique en extrême-Orient, le souverain insiste sur un partenariat profitable au développement des pays subsahariens comme l’a retenu le cadre de la conférence internationale de Tokyo. Cette intervention royale ne manquera pas de toucher plusieurs acteurs au sein des pays africains, surtout que le Maroc a été l’objet d’une campagne médiatique injuste suite aux événements de Sebta et Melilia qui ont vu des immigrés subsahariens périr en tentant d’entrer dans les villes occupées.