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Industrie: un secteur dynamique en émergence

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Le secteur industriel marocain a connu durant les dix dernières années une véritable dynamique qui traduit la volonté du Maroc de moderniser son tissu industriel et d’être en bonne harmonie avec son environnement et en phase avec les mutations internationales accélérées par la mondialisation et les exigences de l’ouverture de l’économie.
En effet, le Maroc a pu réaliser des avancées considérables en drainant des investissements industriels conséquents et intéressant nombre de grands opérateurs industriels de rang mondial.
Le PIB du pays est devenu moins sensible aux aléas climatiques. Ceci est dû au développement des secteurs industriels et de services, notamment émergents, ainsi qu’à d’autres secteurs connexes comme les BTP et les télécommunications.

Outre le changement dans la structure du PIB marocain, la décennie passée a été aussi celle d’un trend haussier et exceptionnel de l’investissement dans le secteur industriel.
Le Maroc ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, il ambitionne d’accélérer la cadence de son développement industriel en renforçant la tendance bénéfique de la décennie passée tout en se préparant à affronter les défis de l’avenir.
Le secteur industriel marocain se consolide, dans le cadre des nouvelles orientations données à la stratégie industrielle nationale. Il a connu durant la décennie passée une évolution positive en termes de la valeur ajoutée industrielle, de la production industrielle, des activités de l’export et de l’investissement industriel.
Ainsi la valeur ajoutée industrielle moyenne est estimée à près de 61 milliards de DH. Elle a connu une croissance moyenne annuelle de 4% ; ce taux ayant connu une augmentation importante, de 13%, en 2007.
Quant à la production industrielle, elle se chiffre à presque 200 milliards de DH, soit un taux de croissance moyen de l’ordre de 6%. Cette performance est imputable en premier lieu à la progression notable de la production des industries chimiques et parachimiques et agro-alimentaires.
 Les activités de l’export, quant à elles, ont enregistré une performance notable, avec un taux de croissance moyen annuel de 7% (soit 53 milliards de DH en moyenne) ; ceci est dû au résultat des activités des industries chimiques et parachimiques.
Concernant l’investissement industriel, qui dépasse 12 milliards de DH en moyenne, il a enregistré des tendances positives allant de 11% en 2004, à 16% en 2007. Ce taux remarquablement croissant, qui est de l’ordre de 8% en moyenne annuellement, est attribué, principalement, aux industries chimiques et parachimiques.  
Sous l’impulsion Royale, le Maroc a su donner une nouvelle dynamique à son secteur industriel qui fait partie des grandes réformes structurantes grâce notamment à l’initiation par le Souverain du Pacte National pour l’Emergence Industrielle.
Ambitieux, Anticipatif et réaliste, le Pacte National pour l’Emergence Industrielle (PNEI) vise à construire un secteur industriel fort et dynamique en générant davantage de richesses. Se déclinant sous forme de contrat-programme 2009-2015, ce pacte s’inscrit dans le cadre d’une approche de coordination et de synergie associant les différentes composantes économiques et financières du pays dans l’objectif de développer le secteur industriel et l'investissement au Maroc grâce à un partenariat tripartite impliquant gouvernement, patronat et banques.
Il a pour finalité la création d'emplois industriels pérennes, la réduction du chômage urbain et du déficit commercial, ainsi que l'augmentation du PIB industriel, l'appui à l'investissement industriel, tant national qu'étranger, et la contribution à la politique d'aménagement du territoire.
Le PNEI, qui définit les filières capables de porter l’économie pour les dix prochaines années, est fondé sur deux principaux piliers : une accélération de la modernisation compétitive du tissu industriel existant et un ciblage volontariste sur des moteurs de croissance orientés export qui représenteront 70% de la croissance industrielle d’ici 2015 (« Métiers Mondiaux du Maroc »).
Ces moteurs de croissance identifiés sont : l’automobile, l’offshoring, l’électronique, l’aéronautique, ainsi que les secteurs dits traditionnels : le textile-cuir, l’agro-alimentaire et la transformation des produits de la mer.
Le Pacte National pour l’Emergence Industrielle porte sur 111 mesures nécessitant pour leur réalisation un budget conséquent de l’ordre de 12,4 milliards de DH, dont 34 % dédiés à la formation et aux ressources humaines et 24 % à l'incitation à l'investissement.
L'exécution du contrat-programme relatif au PNEI permettra à l'horizon 2015, une augmentation du PIB industriel de 50 milliards de DH additionnels. En outre, il va permettre également la création de 220.000 emplois, la génération d'un volume supplémentaire d'exportations de 95 milliards de DH.
Cinq importantes conventions, liées à l'exécution du contrat-programme public privé, ont été signées :
1° La première convention est relative aux plateformes industrielles intégrées. Elle porte sur l’aménagement, le développement, la promotion, la commercialisation et la gestion de la plateforme industrielle intégrée de Kénitra.
2° La deuxième convention est relative aux métiers mondiaux du Maroc (MMM), en l’occurrence l’offshoring, l’automobile, l’aéronautique, l’électronique, l’agroalimentaire et textile et cuir.
3° Pour ce qui est de la troisième, elle vise l’amélioration de la compétitivité des PME. Ceci à travers des plateformes de notation conventionnées entre l’Etat et les banques pour l’amélioration de l’appui et du financement des PME.
4° La quatrième convention porte sur la formation et la création d’une école d’ingénieurs en partenariat avec l’Ecole Centrale de Paris.
5° La cinquième convention est consacrée la mise en place, la gestion et le développement de l’Institut des métiers de l’aéronautique de Casablanca.
Sous la conduite éclairée du chef de l’Etat, force de constater que l’économie marocaine se restructure, se recentre et s’adosse désormais sur une stratégie de relance industrielle ambitieuse, volontariste et anticipative mettant en œuvre les jalons d’un cercle vertueux à même de booster le tissu industriel marocain et créant les conditions favorables à l’érection d’une plate-forme régionale d’investissement, de production et d’échanges, attractive et performante.

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