Actualités
-
Le Président de la Guinée Conakry au MarocRabat, 05/09/10 - Le Président de la Guinée Conakry, M. Sékouba Konaté, est arrivé à Rabat pour une visite privée au Maroc.
-
Le père de Mostafa Ould Salma appelle les organisations internationales de défense des droits de l'Homme à intervenir pour garantir la sécurité de son filsLaâyoune, 05/09/10 - M. Salma Ould Sidi Mouloud a appelé les organisations internationales de défense des droits de l'Homme à intervenir pour garantir la sécurité de son fils, Mostafa Ould...
Les femmes au cœur du processus de développement marocain

« En adressant Nos Hautes Directives à cette Commission, et en Nous prononçant sur le projet de Code de la Famille, Nous entendions voir introduire les réformes substantielles suivantes :
1- Adopter une formulation moderne, en lieu et place des concepts qui portent atteinte à la dignité et à l'humanisme de la femme.
- Placer la famille sous la responsabilité conjointe des deux époux. A cet égard, Mon Aïeul le Prophète Sidna Mohammed, "Paix et Salut soient sur Lui a dit :" les femmes sont égales aux hommes au regard de la loi". Il est, en outre, rapporté qu'Il a dit : "est digne, l'homme qui les honore et ignoble celui qui les humilie".
2- Faire de la tutelle (wilaya) un droit de la femme majeure, qu'elle exerce selon son choix et ses intérêts, et ce, en vertu d'une lecture d'un verset coranique selon laquelle la femme ne saurait être obligée à contracter un mariage contre son gré : "Ne les empêchez pas de renouer les liens de mariage avec leurs maris si les deux époux conviennent de ce qu'ils croient juste". La femme peut, toutefois, mandater de son plein gré à cet effet, son père ou un de ses proches.
3- Assurer l'égalité entre l'homme et la femme pour ce qui concerne l'âge du mariage, fixé uniformément, à 18 ans, en accord avec certaines prescriptions du Rite Malékite; et laisser à la discrétion du juge la faculté de réduire cet âge dans les cas justifiés. Assurer également l'égalité entre la fille et le garçon confiés à la garde, en leur laissant la latitude de choisir leur dévolutaire, à l'âge de 15 ans.
4- S'agissant de la polygamie, Nous avons veillé à ce qu'il soit tenu compte des desseins de l'Islam tolérant qui est attaché à la notion de justice, à telle enseigne que le Tout-Puissant a assorti la possibilité de polygamie d'une série de restrictions sévères. "Si vous craignez d'être injustes, n'en épousez qu'une seule".

Ce mécanisme enclenché, il reste, bien entendu, un certain nombre d’écueils à surmonter, notamment au niveau de l’évolution des mentalités et de l’application de la loi. L’Etat se devait donc d’être exemplaire, et d’ouvrir aux femmes certains postes dans la fonction publique qui étaient jusqu’alors, réservés exclusivement aux hommes. Les postes les plus emblématiques sont sans conteste ceux d’agents de police, d’inspecteur de police ou de commissaire, qui sont ouverts et occupés par des femmes depuis 2001, mais également ceux d’agent d’autorité, à l’ouverture plus récente. D’autres emplois, autrefois considérés comme pénibles, tel chauffeur de bus, se sont également progressivement ouverts aux femmes.
Néanmoins, c’est incontestablement au niveau du champ politique que la féminisation du Maroc est la plus spectaculaire. Ainsi, en 2002, la réforme de la loi électorale, instituant une liste nationale réservée aux femmes a ouvert la voie à  l’entrée de trente femmes au sein de la Chambre des représentants. Ceci a permis l’émergence de nouvelles thématiques au sein du débat politique, mais également le rééquilibrage au niveau du genre dans une agora jusqu’alors trustée par les hommes.

