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Environnement : pour un développement propre et durable du pays

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Environement
Durant les dix dernières années, le Maroc a engagé une nouvelle politique environnementale fondée sur le concept de développement durable et a fait de la protection de l’environnement un facteur clé du développement économique et social du pays. Il a réalisé des avancées considérables dans le domaine de l’environnement, notamment la qualité de l'eau et de l’air, la gestion des déchets, la pollution côtière et la protection de la nature et la désertification.
Il faut dire que la situation géographique, la diversité des climats, des reliefs, des sols, des écosystèmes, la richesse des ressources naturelles (minières, halieutiques, ligneuses, agricoles…), ainsi que le potentiel humain considérable font du Maroc un pays aux multiples atouts en termes de capital écologique et de développement économique.Sous le règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a ouvert plusieurs chantiers en faveur d'une meilleure gestion de l'environnement dont principalement la révision de son arsenal juridique en matière d’environnement et la mise en place d’une panoplie d’instruments techniques et financiers de soutien à la politique environnementale nationale.
Ainsi, au cours de cette décennie, le Maroc a procédé au renforcement du cadre législatif avec la promulgation de plusieurs textes transversaux dont la loi-cadre n°11-03 sur la protection et la mise en valeur de l’environnement promulguée le 12 mai 2003 qui instaure des instruments de gestion et de protection de l’environnement (les études d’impact sur l’environnement, les plans d’urgence, les normes et standards de qualité de l’environnement) et un système d’incitations financières et fiscales.
La deuxième loi, promulguée également le 12 mai 2003, est celle relative aux études d’impact sur l’environnement (EIE).  La troisième loi promulguée le 12 mai 2003 concerne la qualité de l’air. Elle vise « la prévention et la lutte contre les émissions des polluants atmosphériques susceptibles de porter atteinte à la santé de l’homme, à la faune… et à l’environnement en général ».
Une autre loi promulguée le 7 décembre 2006, est la loi n°28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination. Cette loi introduit l’obligation du détenteur ou du producteur de déchets d’en assurer ou d’en faire assurer l’élimination.Dans le cadre du programme de sauvegarde et de développement de la palmeraie de Marrakech, une loi relative au développement durable des palmeraies et portant protection du palmier dattier « phoenix dactylifera » a été promulguée en avril 2007.
En plus du renforcement de son arsenal juridique, le Maroc a défini et lancé, durant ces dernières années, des programmes nationaux sur des questions cruciales se rapportant à l’assainissement liquide, à la gestion des déchets ménagers et à la dépollution du bassin du Sebou. Il a procédé également à la dynamisation de la protection de la biodiversité avec la définition de la stratégie nationale en la matière et l’élargissement du réseau des sites protégés.
Un Programme National d’Assainissement Liquide et d'épuration des eaux usées (PNA) a été lancé conjointement par le Département de l'Environnement et le Ministère de l’Intérieur pour la période 2005-2030, avec un coût global de l’ordre de 80 milliards de Dirhams. Depuis son lancement, 80 villes et centres ont lancé des projets d’assainissement.
Dans le but d’atténuer le retard enregistré dans le domaine de la gestion des déchets ménagers et assimilés, ces deux Départements Ministériels ont lancé la mise en œuvre du Programme National de Gestion des Déchets Ménagers et assimilés (PNDM). Ce programme, qui s’étale sur la période allant de 2008 à 2023, vise la mise à niveau du secteur de la gestion des déchets solides.
    Mis en œuvre conjointement par le Département de l'Environnement et le Ministère de l’Intérieur, le programme de dépollution du bassin du Sebou vise à rabattre la pollution de l'eau au niveau des points de rejets domestiques et industriels dans ce bassin de plus de 70 % en 2010.
Conscient de l’importance stratégique de la biodiversité dans son développement socio-économique durable et pour honorer son engagement vis-à-vis de la Convention sur la Diversité Biologique, le Maroc a défini en 2004 une stratégie nationale et un plan d’action visant la conservation de la biodiversité et l’instauration d’une gestion durable des milieux naturels, des espèces de faune et de flore.
Ayant concerné les trois principaux écosystèmes du Maroc (domaine terrestre, milieu marin et côtier, zones humides), la stratégie s'est focalisée sur la préservation des espèces menacées de disparition, particulièrement endémiques, les écosystèmes rares et les espèces exploitables.
Cette stratégie s’articule autour de 5 objectifs principaux à savoir la gestion rationnelle et utilisation durable des ressources biologiques ; l’amélioration des connaissances sur la diversité biologique ; la sensibilisation et l’éducation ; le renforcement de la législation et des institutions ; et la coopération internationale.
Le plan d’action vise la concrétisation des objectifs de cette stratégie nationale. Il constitue une étape de la mise en œuvre de l’engagement national vis-à-vis de la Convention sur la Diversité Biologique, signée par le Maroc en 1992 et ratifiée en 1995.
Ce plan comprend des actions se rapportant à chacun des trois principaux écosystèmes, des mesures d’accompagnement (recherche, sensibilisation, législation…) ainsi que des indicateurs de suivi et de surveillance de la biodiversité nationale.
Le réseau national d'aires protégées qui comptait quatre parcs nationaux (le Toubkal, le Tazekka, le Sous Massa et l'Iriki) jusqu’en 2003, a été renforcé par la création de cinq autres parcs nationaux : le Talassemtane, Ifrane, le Haut Atlas Oriental, Al Hoceima, le Khenifiss.
En avril 2008, le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la désertification a procédé à la création du parc national de Khénifra sur une superficie globale de l'ordre de 750.000 ha.
De plus, le Maroc s’est doté de deux nouvelles Réserves de Biosphère qui  permettent de réconcilier la conservation de la biodiversité et son utilisation durable. Il s'agit de la Réserve de Biosphère des Oasis du Sud du Maroc (RBOSM), déclarée en 2000, au niveau des oasis du Sud marocain, sur une superficie d'environ 7.200.000 ha, et de la Réserve de Biosphère Intercontinentale de la Méditerranée (RBIM), s'étendant sur un espace de près de 1.000.000 ha, partagé à peu près à égalité entre les deux rives marocaine et espagnole. La partie relevant du Maroc est située au niveau de la péninsule Tingitane.
Pour répondre aux besoins croissants de financement des actions de protection de l'environnement et du développement durable, le Fonds National pour la protection et la mise en valeur de l’Environnement (FNE), instrument financier incitatif institué par la loi n° 11-03 relative à la protection et à la mise en valeur de l’environnement dans son article 60, a été créé dans le cadre de la loi de Finances 2007 sous forme d’un Compte d’affectation spéciale. Ce fonds a été doté en 2008 par le Budget Général d’un montant de 300 MDH pour contribuer au financement des actions du programme national sur la gestion des déchets ménagers.
Par ailleurs et dans l’objectif d’atténuer les principaux problèmes environnementaux que le Royaume affronte actuellement au même titre que les autres pays du monde, le Maroc a adopté une stratégie Nationale de Protection de l'Environnement et du Développement Durable, ainsi qu'un Plan d'Action National pour l'Environnement (PANE).
Cette stratégie nationale pour la protection de l’environnement à moyen et long terme comporte un certain nombre de programmes fédérateurs qui se déclinent en une série de projets. Ils concernent particulièrement la protection et la gestion durable des ressources en eau ; la protection et la gestion durable des ressources en sol, la protection de l’air et la promotion des énergies renouvelables ; la protection et la gestion durable des milieux naturels et particulièrement les forêts, les oasis et le littoral; la prévention des catastrophes naturelles et risques technologiques majeurs; l’amélioration de l’environnement urbain et préurbain et la gestion et la communication environnementales.
Le PANE, lui, répond à des finalités à la fois écologiques, sociales et économiques. Au niveau écologique, la finalité est d’éviter toute dégradation irréversible du milieu naturel. En matière sociale, l’action environnementale vise à améliorer la qualité de vie des populations. Sur le plan économique, la finalité est de réduire les coûts de dégradation du milieu et des ressources naturelles et de valoriser judicieusement ces dernières.
L’adoption du PANE a favorisé le recentrage nécessaire des objectifs des politiques sectorielles nationales de développement, en favorisant la démarche tendant à intégrer les préoccupations environnementales dans la politique socio-économique du pays. A ce titre, plusieurs actions ont été prévues et planifiées en vue de promouvoir le développement durable au Maroc, notamment par des programmes de renforcement du cadre institutionnel et juridique, des capacités nationales de gestion de l’environnement, ainsi que des conditions du suivi et d’évaluation environnementale. Des programmes de sensibilisation, d’éducation et d’information environnementale, privilégiant l’implication effective et appropriée de la société civile, ont été également prévus dans ce sens.
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